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Dix ans d'Episcopat(Pastoral Letter)

By Chancery Tshumbe - 11.09.2008
« Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur ». (Gaudium et Spes, n°1) INTRODUCTION Porter les joies, les peines et les espérances de tous les hommes, telle est l’une des missions de l’Eglise dans le monde. La proclamation de l’Evangile par notre Seigneur Jésus-Christ a été un signe de la venue du Royaume de Dieu parmi les hommes. Ce royaume est paix, justice, joie et libération. A l’imitation du Christ, l’Eglise doit devenir signe manifeste du Christ dans le monde. Au terme de dix ans d’Episcopat de notre Evêque Mgr Nicolas DJOMO, nous avons la fierté de conserver dans les annales de notre diocèse certains événements et réalisations qui ont marqué notre marche d’ensemble pour le destin de notre Eglise locale Sankuru. C’est le souci de ne pas perdre, comme le peuple élu, la mémoire historique de l’intervention de Dieu dans toutes les actions des hommes que ces lignes trouvent leur sens. Ce regard du passé récent nous motive tous à garder vive notre espérance en Dieu et de resserrer fort nos mains afin de reconstruire ensemble notre Eglise locale. Avec le concours de chacun des tous les consacrés, des fidèles laïcs, de celui de tous nos bienfaiteurs et amis, ainsi que toutes les institutions à but humanitaire, notre diocèse a pu oser vivre une nouvelle vision de l’évangélisation. Réaliser une telle brochure à but informatif, c’est également pour nous le moyen de remercier tous ceux qui sont devenus amis du Diocèse de Tshumbe pour tout leur soutien. Le diocèse exprime toute sa gratitude profonde à toutes ces âmes sensibles au cri de détresse qui a retenti du fond de la caverne où la guerre avait enchaîné nos espoirs de vivre une minute de paix. Nous présentons ici les différents points focaux de toutes les orientations pastorales du Diocèse de notre diocèse tels que nous les avons vécu en cette décennie. 1. Dans la première partie, nous présenterons les orientations pastorales. Il s’agit ici de scruter le renouveau de la pastorale d’ensemble tel que les différentes sessions de formation et d’information nous en ont donné la lumière. En effet, il était urgent de repenser l’action pastorale dans notre Eglise locale. Les termes ayant servi de leitmotiv se résument en cette phrase : « Pour une pastorale d’ensemble dans la perspective de l’Eglise famille de Dieu ». C’est un programme conçu pour des orientations pratiques du renouveau de la vie de notre diocèse. La pastorale d’ensemble suivant les instructions de la Conférence Episcopale Nationale du Congo(CENCO), est une stratégie de réflexion « sur la nouvelle évangélisation et sur la catéchèse, en vue d’un renouvellement de notre pastorale au seuil du troisième millénaire ». Elle est structurée autour de trois grands ministères ecclésiaux : l’évangélisation, le gouvernement pastorale et la sanctification aux moyens de la prière et des sacrements. 2. La deuxième partie est l’exposé sur les réalisations concrètes des différents aspects de la pastorale dans la vie quotidienne de notre Diocèse. Ces réalisations correspondent aux trois aspects précités de la mission de l’Eglise dans le monde (enseigner, gouverner et sanctifier). Comment notre diocèse a-t-il essayé de répondre aux différents besoins de notre société à travers les différents secteurs de service: - l’Assistance humanitaire (Caritas), -l’éducation chrétienne et la promotion des enfants (Coordination des Ecoles conventionnées catholiques et le Projet Education), -Justice, réconciliation et paix (Justice et Paix), -la santé du corps (BDOM), les infrastructures (chantiers du Diocèse), -la renaissance de la culture et divertissement (Studio mobile). Tous ces différents services diocésains oeuvrant dans ces domaines de la vie publique sont un appui à la réussite de toutes les orientations pastorales prises par notre diocèse. Ainsi dans les différentes voies d’orientation de la pastorale d’ensemble, c’est l’homme tout entier, son développement intégral qui sont pris en compte pour la réussite de toute évangélisation en profondeur. Nous ne saurions tirer aucun motif de fierté individuelle à la vue de tous ces signes, car c’est Dieu qui est glorifié en toutes nos œuvres. Que ce bilan succinct nous incite à plus d’engagement sérieux, à plus de collaboration pour faire mieux aujourd’hui et demain, car les défis nombreux sont encore devant nous. L’évangélisation en profondeur reste notre finalité et le chemin parcouru ne concurrence en rien celui à parcourir. Edition « Ensemble nous pouvons bâtir un monde nouveau » PREMIERE PARTIE LA VISION DIOCESAINE DE LA PASTORALE D’ENSEMBLE DANS LA PERSPECTIVE DE VATICAN II Le Projet de Pastorale d’ensemble esquissé au lendemain de l’ordination épiscopale de S.E. Mgr Nicolas DJOMO s’est traduit concrètement au Diocèse de Tshumbe, durant la première décennie de cet épiscopat, par un engagement constant au renforcement des capacités de tous les agents pastoraux (prêtres, religieux et religieuses, laïcs engagés), conformément à l’ecclésiologie de communion prônée par le Concile Vatican II (L.G, n° 9-12). Les réunions presbytérales élargies, les Journées Pastorales Diocésaines et les Sessions de formation ont été les lieux privilégiés de ce renforcement des capacités et de cette communion ecclésiale. Ces rencontres ont permis aux agents pastoraux de mieux comprendre et de mieux intégrer dans leur agir collectif ces mots de Gaudium et Spes : « Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur » (G.S, n° 1) Photos des Journées Pastorales Diocésaines Ce renforcement des capacités se réalise dans le concret par un grand engagement au service de l’Humanité. La vitalité des commissions et services pastoraux de réponse aux questions de société tient à cela. Les chrétiens de Tshumbe ont compris que l’Eglise est dans le monde au service du monde, surtout des plus vulnérables. On a vu toutes les CEVB s’engager bénévolement dans l’accueil des déplacés et des réfugiés, dans la distribution gratuite de différents appuis humanitaires dans les périodes des crises aiguës. Durant les dix premières années de son épiscopat, l’Evêque de Tshumbe a compris et a fait comprendre à ses ouailles que la foi au Christ doit s’accompagner des œuvres de la foi (Jc 2, 14-19). Cette pastorale sera toujours inscrite en lettres d’or pour pouvoir toucher l’espace potentiel de nouveaux et jeunes chrétiens du Diocèse qui pourront apprendre dès le bas âge que foi et service de l’Humanité ne font qu’un. Le jugement dernier (Mt 25, 31-46) ainsi que les béatitudes (Mt 5,1-12) qui nous y conduisent relèvent de la pratique chrétienne. Photos des catéchistes et agents pastoraux en session de formation Ainsi, plusieurs champs d’action étaient-ils amorcés durant dix ans de cet épiscopat à travers divers types de pastorale de réponse aux problèmes de société, à savoir : la pastorale d’assistance et des urgences, la pastorale de la santé, la pastorale scolaire, la pastorale de la promotion des Droits Humains ainsi que les constructions et la réhabilitation des infrastructures existantes. Pour y parvenir adéquatement, en plus de l’assistance extérieure, l’Evêque de Tshumbe comprend et fait comprendre à ses chrétiens que la pastorale efficace est celle qui relève de l’ecclésiologie de l’auto-prise en charge de l’Eglise. * Association des mamans pour l’auto-prise en charge (avec le soutien de Action Carême Suisse) De multiples sessions organisées particulièrement avec l’Action de Carême suisse, il a été retenu que la véritable prise en charge de l’Eglise n’est possible qu’avec l’auto prise en charge des fidèles eux-mêmes. Raison pour laquelle, avec l’aide de cet Organisme d’aide, deux sessions de formation furent organisées pour les prêtres, principaux acteurs de la vie pastorale. En sus, deux paroisses sont choisies pour commencer pouvoir commencer à systématiser la vie associative. DEUXIEME PARTIE : LES ORIENTATIONS PASTORALES I. LA PASTORALE DE CARITAS « Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger » (Mt 25, 35-36) La Caritas-Tshumbe est une structure de l’Eglise Catholique, chargée de la Pastorale sociale, dans le domaine du développement communautaire, des urgences, de la solidarité et du partage. Cette structure existait déjà dans notre diocèse. Mais c’est à partir de la situation de la guerre (1998-2003) qu’elle s’est mieux structurée et est devenue rapidement opérationnelle. Ses objectifs sont entre autres : - Porter assistance aux populations sinistrées à la suite d’une catastrophe naturelle ou provoquée ; - Assister les victimes de l’insécurité constante ; - Détecter les vulnérables et leur apporter assistance ; - Eduquer les populations à la solidarité et au partage. Depuis 1998 à nos jours, les réalisations de la Caritas-Tshumbe portent sur un domaine varié d’activités qui sont : les urgences, l’assistance sociale, les infrastructures de base, la réinsertion et la protection des enfants, la communication, etc. Le domaine des urgences Dans ce domaine, la Caritas-Tshumbe peut retenir dans son actif, entre autres : - L’exécution du projet humanitaire BOBOTO 2 avec un convoi fluvial humanitaire « OWOTO » en faveur des sinistrés de guerre (février - août 2002) ; - La coordination de l’exécution du projet « Amélioration de la sécurité alimentaire dans le Diocèse de Tshumbe (août 2002- mars 2003) ; - L’évaluation de l’initiale et l’exécution du projet d’assistance aux déplacés de guerre de la vallée de rivière Lomami (avril – août 2003) ; - L’exécution du projet BOBOTO 4 (avril –mai 2004) pour la réunification familiale des sinistrés de quatre années de guerre, originaires du Sankuru ; - L’évaluation et l’exécution du programme minimal d’appui à la distribution de semence (juillet – septembre 2003). Convoi Owoto pour le Sankuru (CRS) Le domaine de l’assistance sociale Ce domaine retient certaines réalisations comme : - L’assistance sociale aux groupes vulnérables : les détenus, les nécessiteux, les lépreux et les tuberculeux, élèves démunis ; - L’exécution d’un fond social par l’assistance ponctuelle aux nécessiteux : 50 % pour la réfection de 5 maisons écroulées par les pluies torrentielles, 25 % pour le retour d’un déplacé de guerre burundais, 20 % pour le payement des frais de transport pour la réunification d’une famille déplacée interne ; 5 % d’assistance ponctuelle. - Aide aux nécessiteux (Fonds privés Pologne) Le domaine des infrastructures de base L’on peut signaler ici : - La réhabilitation de 30 Km de route et 77,7 mètres de ponts : 6 ouvrages dont 3 ponts métalliques et 3 ponts en buses-bois réhabilités entre Lodja et Dibele en 2003 ; - La construction du pont Lotembo d’une portée de 21 m sur le tronçon Tshumbe – Wembonyama ; - Lancement du pont Yema (19 m) et Lando (7 m) sur la route Lodja – Lomela – Kisangani avec un dégagement de la route sur 16 Km ; etc. - La construction d’un bac à traille sur la rivière Lubefu. Construction d’un pont avec l’appui de CRS Assistance aux enfants orphelins Le but est de réduire le nombre des enfants pour lesquels la satisfaction des besoins fondamentaux n’est pas adaptée. Pour cela, soixante enfants orphelins dont beaucoup d’anciens enfants de la rue sont pris totalement en charge dans deux centres d’hébergement : à Lubefu et à Lodja. Orphelinat de Lubefu avec l’appui de CRS Orphelinat de Lodja avec appui de CRS Une restauration gratuite nourrit 200 orphelins et enfants de la rue dans la cité de Lodja avec l’appui de PAM et des bienfaiteurs américains. Parmi ces enfants, certains sont scolarisés et sont pris en charge par Caritas-Tshumbe. La réhabilitation nutritionnelle et la relance agricole Projet Nutrition avec appui de CORDAID Dans le Sankuru, il est créé dans quatre zones de santé quatre centres nutritionnels thérapeutiques et d’amélioration et de sécurité alimentaire pour 12.310 ménages. Ce projet est appuyé par Cordaid Hollande. Appui à la réinsertion sociale Insertion sociale des enfants démobilisés et vulnérables avec appui de l’UNICEF Les Journées du Droit de l’Enfant dans le Sankuru Dans l’optique d’attirer l’attention de la Communauté nationale et internationale sur les problèmes spécifiques des enfants du Sankuru, la Caritas-Tshumbe a organisé en février 2007 les Journées du Droit de l’Enfant dans le Sankuru. L’Ambassadeur de la Grande-Bretagne en R.D. Congo ainsi que l’Ambassadrice des Enfants du Congo coprésidaient ces Journées avec Mgr Nicolas DJOMO et les principaux responsables des acteurs humanitaires de RDC étaient présents à Lodja. Ils ont eu à entendre le plaidoyer de plus de 1200 enfants et à faire des visites de quelques sites pour toucher du doigt la réalité quotidienne des enfants. Le désenclavement de la cité de Lodja par communication Internet Une porte ouverte au monde : Internet (CRS) Caritas-Tshumbe remercie tous ses bienfaiteurs et partenaires pour la réalisation de ces multiples projets ici identifiés et non signalés. Nous citons ici : CRS, Caritas-Congo, le réseau Caritas International, le système des Nations Unies (MONUC, FAO, OCHA, PAM, UNICEF), Cordaid-Hollande, Me Misa Belgique, certaines Ambassades étrangères au Congo, certains bienfaiteurs américains, polonais, français et tous ceux qui sont proches du diocèse de Tshumbe. Beaucoup reste encore à faire et la Caritas-Tshumbe attend encore de ses partenaires et bienfaiteurs d’autres appuis pour assister, porter secours et éduquer à la solidarité et à la prise en charge selon les directives pastorales de S.E. Mgr Nicolas DJOMO, Evêque de Tshumbe. II. LA PASTORALE DE LA RECONCILIATION, JUSTICE ET PAIX « Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5, 9) Dans une communauté sortant de presque 10 années de guerre et fissurée par une campagne électorale martiale, il était nécessaire de redynamiser la pastorale de réconciliation des personnes et des communautés par le ministère ecclésial de Justice et Paix. Le capital humain étant le plus précieux dans tous les secteurs de la vie, l’Ordinaire de Tshumbe sollicite et obtient un appui de Cordaid Hollande pour un vaste programme de renforcement des capacités des agents pastoraux des 20 paroisses du Diocèse dans la pastorale de Justice et Paix. Formation des membres des Commissions paroissiales Justice et Paix Mais ces formations sont étendues mêmes aux agents locaux de l’Etat afin de mieux les préparer à remplir leurs tâches dans le respect des droits humains fondamentaux Ce programme bénéficie à 61 agents pastoraux dont 28 femmes et à 45 agents de l’Etat de la catégorie des Officiers de Police Judiciaire. Il a permis de vulgariser les Notions des Droits Humains et d’Edification de la Paix. Face aux séquelles de la guerre et avec l’appui de CRS et de l’Institut de Paix des USA, un Projet de Cours d’Education à la Paix et à la Transformation des conflits a été initié dans 15 écoles primaires de la Cité de Lodja, dans le but de promouvoir la culture de Paix en milieu scolaire : 207 enseignants et enseignantes ont été renforcés dans leurs capacités en matière d’éducation à la Paix et à la Transformation des conflits. Photo formation des enseignants 12 569 élèves dont 6748 filles et 5821 garçons, ont bénéficié des leçons de Marche vers la Paix. Journée culturelle de Paix Les observateurs ont noté une diminution réelle des actes violents dans les écoles bénéficiaires. Une quatre vingtaine des Manuels de référence, des programmes et des boîtes à image ont été distribués aux écoles pour faciliter l’apprentissage de la Paix. Le choix des Ecoles Primaires s’explique par le fait que l’Espace Potentiel de ces enfants peut encore acquérir des notions de Paix et de non-violence qui préparent à une Société plus pacifique. L’éducation aux Droits Humains fondamentaux passe par la défense des plus vulnérables, comme les Victimes des Violences Sexuelles prises en charge par la Commission Diocésaine Justice et Paix. Violée par son oncle et tuteur, cette fille-mère de 14 ans refuse l’enfant né de ce viol. Mais le plus grand programme de Justice et Paix aura été celui d’Education Civique et Electorale. La campagne de formation en cascade et de sensibilisation sur les enjeux de la Transition, les élections, le Projet de Constitution ainsi que sur la participation citoyenne à la construction de l’Etat de droit, a été menée avec succès au Diocèse : 65 formateurs diocésains et environ 1200 animateurs locaux ont accompagné au moins 400 CEVB de notre Diocèse par des sensibilisations de proximité et de masse (37 émissions de sensibilisations dans les Radio rurales). Des femmes apprenant comment voter dans la paroisse St Désiré De grands défis restent à relever : la réconciliation des communautés du Sankuru ; la Consolidation de l’Etat de droit ; l’alphabétisation conscientisante des femmes ; la lutte contre la Torture et autres traitements inhumains et dégradants ; l’aménagement des établissements pénitentiaires, etc. IV. LA PASTORALE DE LA SANTE PAR LE BDOM Conformément à sa Pastorale de la santé, le diocèse participe, par son organe du BDOM, en collaboration avec d’autres partenaires, à un vaste programme d’éradication, de prévention et de lutte contre les épidémies de toutes sortes. Dans ce contexte, des efforts continuent d’être fournis pour faciliter l’accès de tous aux soins de santé. La reconstruction et la réhabilitation des hôpitaux et centres de santé, l’équipement en appareils et matériels de base, le recrutement et la formation d’un personnel médical qualifié, la prise en charge et l’appui aux médecins invités à œuvrer dans notre diocèse, tout ceci constitue des points appréciables de notre engagement durant cette longue période. Fondé en 1988, le Bureau Diocésain des Oeuvres Médicales (BDOM) débute effectivement ses activités en 1989 avec l’appui de Memisa Medicus Mundi (Pays-Bas) et Misereor (RFA). Les attributions du BDOM se résument en ces trois points : • Coordination des activités médicales dans le diocèse – Approvisionnement en MEG (pharmacie diocésaine) – Uniformisation des tarifs dans les structures de santé de l’Eglise • Liaison entre les services sanitaires de l’Eglise et l’Etat – Agrément des formations sanitaires – Mécanisation des agents • Animation et participation aux activités de promotion de la santé et de lutte contre les endémies, en partenariat avec l’Etat (PEV, PNLP, PNSR, PNLO, PNLS, PNL, PNT) Pour la réalisation de son vaste programme tel que stipulé dans ses attributions, le BDOM bénéficie de l’appui de Partenaires ci-après : • Etat congolais(Ministère de la Santé) • CRS: – appui structurel à 6 Zones de Santé/10 – Réhabilitation des structures sanitaires – Lutte contre Onchocercose (via Antenne PNLO) – Appui logistique aux Antennes PEV • Cordaid: – Lutte contre les IST-SIDA – Réhabilitation nutritionnelle • CB/Solidarité protestante: – Appui structurelle à 1 ZS • APOC/OMS: lutte contre l’Onchocercose • FHI: organisation des CDV à Lodja • FOMETRO: lutte contre la THA Le BDOM intervient dans les différents secteurs de santé de notre population. Citons quelques interventions comme : • PCIME – Vaccination (PEV) et CPS – Lutte contre les Maladies Diarrhéiques (LMD) – Infections Respiratoires Aigues (IRA) – Nutrition • Lutte contre le Paludisme – Prise en charge des cas – MII – TPI de la femme enceinte • VIH/SIDA – IEC, Sécurité transfusionnelle – Prise en charge des IST – Lutte contre le VIH/Sida En plus de tout ce que fait le Bureau Diocésain des Œuvres Médicales, BDOM en sigle, en rapport avec la pastorale de santé, le Diocèse de Tshumbe place la lutte contre la pandémie du Sida parmi ses priorités pastorales. Au cours de l’année pastorale 2005 – 2006, le département de Lutte contre le VIH/Sida au BDOM/Tshumbe s’est fixé des objectifs suivants contre la pandémie du sida : • Réduire la morbidité et stabiliser la mortalité due au VIH/SIDA ; • Contribuer à l’amélioration de la qualité de vie des personnes vivant avec le virus ; • Diminuer l’impact causé par la maladie au sein de la famille et de la société. L’année 2006 était une année de sensibilisation sur le sida dans les différents groupes des gens et de renforcement des capacités du personnel travaillant dans la lutte contre le VIH/Sida afin de mettre en application tous les axes contre la pandémie du sida. Parmi les réalisations au cours de l’année 2006, on peut citer : • Les domaines d’intervention : Communication pour le changement de comportement ; soins et prévention des infections sexuellement transmissibles ; sécurité transfusionnelle (ST) ; prévention de la transmission Mère – Enfant (PTME) et prise en charge médicale des personnes vivant avec le virus du Sida (PVVS). • Les structures d’intervention : les Hôpitaux Généraux de Référence de Tshumbe, de Katako-Kombe et de Lodja ainsi que la Clinique Saint François d’Assise de Lodja. • Les différentes formations pour renforcement des capacités : Prévention de la transmission Mère – Enfant (PTME) ; Sécurité transfusionnelle (ST) ; Lutte contre la stigmatisation et le rejet des personnes malades du Sida (PVVS), Prise en charge médicale des malades du Sida grâce à l’existence des Centres de Conseils et de Dépistage volontaire, appuyés par FHI, à Lodja, à Katako et à Tshumbe. • L’accompagnement psycho-social et prise en charge médicale des PVV. • Santé de la reproduction (PNSR) – Accouchement assisté – Allaitement maternel exclusif – CPN, CPON – Espacement des naissances (PFN) Parmi les préoccupations figurent la réhabilitation des structures sanitaires. Nous avons pu avec l’appui de nos partenaires réhabiliter certains centres de santé, hôpitaux et maternités. DIKUNGU – 5 CS terminé , HGR ,Site de stockage et BCZS – 7 CS en cours de réhabilitation – 5 en phase de finissage CS ODUMBE, ZS Dikungu Shinga II WEMBONYAMA MATERNITE et HOPITAL DE TSHUMBE HOPITAL DE KATAKO Les grandes contraintes : défectuosité des routes: – Détérioration rapide du matériel roulant – Difficultés à accéder plusieurs Aires de Santé pour le suivi – Difficulté dans l’acheminement des intrants – Coût élevé du transport des intrants Insuffisance des Moyens de Communication : – Difficulté dans la transmission des données – Difficulté dans la coordination des activités Au programme du BDOM s’inscrivent également : • LA REHABILITATION NUTRITIONNELLE • • L’ONCHOCERCOSE • • • • LA TRYPANOSOMIASE RECOMMANDATIONS : Pour la réussite de la pastorale sanitaire, il est indispensable de compter sur l’implication de toute la communauté ecclésiale : La communauté chrétienne, pasteurs et fidèles doivent être sensibilisés à la réalité du monde de la santé. La pastorale des malades, la présence auprès de nos frères et sœurs souffrant dans les hôpitaux et centres de santé et même chez ceux qui gardent le lit dans leurs propres maisons devra trouver la place dans notre Eglise. Face à l’épidémie VIH/SIDA : l’implication du personnel religieux dans la lutte contre le sida et le plaidoyer actif pour que les institutions gouvernementales soient imprégnées par nos partenaires dans leur implication dans les programmes de lutte contre le VIH/SIDA. Nous souhaitons étendre l’appui du BDOM sur toute l’étendu du Diocèse. Il s’agit concrètement de faire le plaidoyer pour que les Zones de Santé non appuyées soient appuyées (OMENDJADI, VANGAKETE, OTOTO, LODJA) Le dernier souhait est celui de faire le plaidoyer pour l’installation d’une centrale d’achat de MEG au Sankuru. BDOM sent une dette morale envers tous ses partenaires et leur exprime toute sa gratitude, espérant bénéficier encore de leur appui pour l’aménagement du secteur sanitaire dans notre diocèse. V. LA PASTORALE DE L’EDUCATION CHRETIENNE « Entre tous les moyens d’éducation, l’école tient une importance particulière ; (…). » (Vatican II, Déclaration Gravissimus Educationis, n° 5). Il relève d’un constat facile que le niveau de la scolarisation des enfants dans le Sankuru est en nette régression, surtout depuis les dix dernières années. Cette situation catastrophique est le résultat de la décennie d’abandon du secteur de l’éducation par l’Etat, de l’enclavement du Sankuru et d’une paupérisation grandissante de la population. Tous ces facteurs ont été fortement aggravés par plusieurs années de guerre. A . La coordination des écoles conventionnées catholiques En dépit de multiples efforts, parfois héroïques, conjugués par le Diocèse de Tshumbe à travers la Coordination Diocésaine des Ecoles Conventionnées Catholiques, le peu d’enseignements dispensés s’avère de faible qualité ; les enseignants sont impayés ou moins payés, voire non encadrés et démotivés, parce que non formés ni recyclés depuis des années. Les écoles, déjà en difficulté pour répondre à leurs besoins minimes de fonctionnement, ont été systématiquement pillées pendant la guerre. Si la plupart des écoles ont rouvert l’année après la guerre, les enseignants n’avaient ni Manuels, ni outils pédagogiques. Les élèves, quant à eux, n’avaient souvent ni cahiers, ni stylos, ni manuels scolaires, encore moins les bancs et les tableaux noirs. Notre Bureau de Coordination de l’Education chrétienne, nos enseignants, directeurs, préfets des études, inspecteurs et d’autres cadres ont bénéficié de sessions de formation et d’encadrement en vue de l’amélioration de la qualité d’enseignement dans notre diocèse. En plus, plusieurs écoles ont été mécanisées et d’autres encore sont en voie de mécanisation grâce aux différents efforts des responsables. B. Le projet « Revitalisation de l’Education au Nord -Sankuru » (REVES) Face à cette situation lamentable et déplorable des écoles du Nord - Sankuru, décrite ci- haut, le projet « Revitalisation de l’Education au Nord -Sankuru », REVES en sigle, fut mis en œuvre depuis 2003, juste à la sortie de la guerre, par le Diocèse de Tshumbe et son partenaire privilégié CRS. C’est une réponse ou tentative de réponse au problème d’urgence de l’éducation dans le Nord-Sankuru. Le but de ce projet était d’augmenter le niveau de la lecture et de l’écriture des classes de première et deuxième primaire, en particulier. Et de ce fait, il faudrait tâcher de sauver le tissu scolaire du Sankuru de toute sa détérioration. I. Les objectifs du Projet Parmi les objectifs spécifiques du projet REVES, l’on peut bien retenir à bon escient, ceux de deux ordres : a) Objectif spécifique 1 : - réhabilitation des infrastructures scolaires ; - impression et distribution des manuels de lecture ; - montage et distribution des pupitres; - fabrication et distribution des tableaux noirs ainsi que des moules à craie; - distribution des - fournitures scolaires; - achat et distribution des vélos au personnel enseignant; - distribution des outils d'apprentissage pédagogiques; - formation et recyclage du personnel enseignant; - amélioration de l'environnement scolaire. Infrastructures scolaires à réhabiliter et amélioration de l’environnement scolaire à améliorer Distribution des manuels de lecture et des fournitures scolaires b) Objectif spécifique 2 : - organisation des sessions de conscientisation de la communauté sur l'éducation de la fille; - organisation des groupes focaux; - récompense des communautés performantes; - récompense des élèves filles les plus régulières et ayant obtenu de meilleurs résultats ; II. Bénéficiaires du projet: Le projet s'adresse aux élèves et aux professionnels de l'éducation du Nord-Sankuru, c'est-à-dire 624 écoles primaires, environs 1500 enseignants, directeur et inspecteurs, plus ou moins 100.000 élèves. III. Résultats Obtenus: Ecole Primaire ELONDO/Garçons réhabilité a) Objectif spécifique 1. - Réhabilitation: 51 écoles avec 40 latrines réhabilitées. - Equipement:1694 pupitres montés et distribués à 18 écoles primaires;370 tableaux noirs fabriqués et distribués à 36 écoles primaires;20 moules fabriquées pour la production de la craie;distribution des fournitures scolaires UNICEF, soit: 102.000 ardoises et crayons, 5000 touches, des cahiers, stylos, lattes et compas à 446 écoles primaires; 500 cartes de la R.D.C et 300 plaques anatomiques à 446 écoles primaires;impression et distribution de 20.000 exemplaires de manuels de lecture pour la première année et de 10.000 exemplaires pour la deuxième;distribution de la peinture pour les tableaux noirs à 148 écoles primaires;distribution de 1532 exemplaires du Nouveau Programme National de l'Enseignement Primaire;distribution des manuels de français et de mathématiques: don de la Coopération française;distribution des prévisions des matières, des guides de math et de français, des manuels de français et de math du degré terminal: don de la Coopération Technique Belge;distribution de 600 registres de fréquentation scolaire à 49 écoles primaires;distribution de 38 vélos aux inspecteurs, aux gestionnaires d'écoles et aux membres de l'animation communautaire.;51 Comités locaux de réhabilitation des écoles, créés, organisés et structurés. Formation et recyclage du Personnel enseignant - Formation/ recyclage : 17 sessions de formation et recyclage sur cinq thèmes organisées en faveur de 1237 enseignants, 452 directeurs, 41 chargés de pratique professionnelle et 22 inspecteurs. c) Objectif spécifique 2: 9 structures – relais et 81 groupes focaux formés et opérationnels; 15 communautés récompensées pour leur engagement dynamique dans l'éducation des filles et dans la réhabilitation des écoles; 717 filles récompensées pour avoir été régulières et avoir obtenus de très bons résultats à l'école; 49 séances de sensibilisation sur l'éducation des filles ont été animées; la formation sur l'approche GENDER et les techniques d'Animation organisée. Organisation des sessions de conscientisation sur l’éducation de la fille IV. Impact du projet: a. Augmentation de 16.3 % du taux de fréquentation scolaire dans les écoles ciblées; b. Réduction de 18.2% du taux de déperdition scolaire; c. Augmentation presque à 99 % du taux de la maîtrise de la lecture et de l’écriture ; d. Emergence de la dynamique communautaire pour la réhabilitation des écoles ; e. Accroissement de 15,6% du taux de fréquentation scolaire des filles. f. Augmentation presque à 99% du taux de la maîtrise de la lecture et de l'écriture; V. Défis à relever: a. Rajeunissement, formation et recyclage du personnel enseignant; b. Etendre le projet sur tout le cycle du primaire; c. Doter les écoles avec des manuels pour les branches d'éveil scientifique, d'éveil esthétique, ainsi que pour les branches instrumentales; d. Poursuivre la réhabilitation et l'équipement des écoles du Nord – Sankuru. Le projet REVES remercie vivement tous ses partenaires et bienfaiteurs et leur demande de lui venir davantage en aide pour la réalisation de ses défis. VI. JEUNESSE, CULTURE ET DIVERTISSEMENT Les colonies de vacances Notre Diocèse porte une attention particulière à la jeunesse. Depuis quelques années, la fête du Christ-Roi de l’Univers a été instituée fête de la jeune catholique. Chaque année, les jeunes se réunissent dans leurs paroisses respectives pour vivre ensemble un instant de joie en présence du Christ. Certaines initiatives louables sont allé jusqu’à l’organisation des rencontres interparoissiales. Trois grandes rencontres sont à signalées : le déplacement des jeunes de la Paroisse de Tshumbe Sainte Marie vers Ekenyi Saint Louis (Wembonyama) et la rencontre de nombreux jeunes et enfants de la paroisse de Lodja Saint Désiré avec leurs amis de la paroisse de Djalo Saint Michel et ceux de la Paroisse de Tshumbe Sainte Marie. Au cours de ces colonies de vacances qui ressemblent aux Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ), les enseignements et les échanges d’expérience de vie chrétienne créent une atmosphère de fraternité. Les jeunes sont une chance pour l’Eglise de demain, voilà pourquoi les responsables de notre diocèse tiennent à leur encadrement. Son Excellence Mgr Nicolas DJOMO a l’habitude de célébrer l’eucharistie avec la jeunesse en la journée du Christ-Roi de l’Univers et leur adresse chaque année un message circonstanciel. VII. LES CHANTIERS EN COURS Au regard de l’état actuel de nos infrastructures, il y a lieu de dire que la réhabilitation est une des priorités. Il y a des églises qui attendent à être réhabilitées ou construites (Otshudi sacré-cœur, Katako saint Martin, Nganga sainte Thérèse, Ekenyi saint Louis, Djalo saint Michel, Tshumbe Sainte Marie, Tshumbe Saint Pierre, la chapelle Onema Lotahe). Il y a également d’autres constructions en attente comme les presbytères de Shinga Sainte Véronique, Ekenyi Saint Louis, Yanga Sainte Marthe et la Maison de la Radio communautaire Osase. Nos établissements de renom comme le Petit Séminaire Onema-Ototo Saint Gabriel, le collège Saint Augustin à Lodja, le collège Saint Albert le Grand à Tshumbe exigent une nouvelle physionomie. Centre Pastoral Eglise de Lodja Saint Désiré Collège St Albert (Tshumbe) Chancellerie et Archives Nouvel Evêché Avec l’aide de nos différents bienfaiteurs certaines grandes constructions sont en cours : 1. Eglise Saint Désiré à Lodja 2. Eglise de Ndjeka Saint Charles Lwanga 3. Eglise de Shenga Saint Amand 4. Résidence épiscopale et Chancellerie à Tshumbe 5. Centre pastorale à Tshumbe 6. Centre de ressourcement spirituel à Tshumbe 7. Orphelinat à Tshumbe 8. ISTM à Tshumbe Certains bâtiments sont en cours de réhabilitation : 1. Presbytère, église de Dibele Saint Paul 2. Presbytère Okolo Saint Joseph 3. Maison diocésaine de Righini / Kinshasa CONCLUSION La présentation en images du travail d’ensemble réalisé en cette période de dix ans d’Episcopat de S.Exc. Mgr Nicolas DJOMO a été une chronique des apports de chacun de nous et de nos partenaires à l’édification de notre diocèse après une longue période de guerre. Ces cas illustratifs nous poussent à reconnaître en Dieu celui qui chemine avec nous et qui soutient notre marche vers lui en assumant chacun sa responsabilité pour le service et le bien de son Eglise. Nous sommes tous co-responsables et collaborateurs dans la recherche des voies pour relever les nombreux défis auxquels notre Eglise locale est confrontée : l’évangélisation en profondeur et la lutte contre le fléau de sectes, la revitalisation de nos communautés par l’organisation d’un plan de pastoral d’ensemble, le relèvement moral, l’encadrement de la jeunesse et la prise de conscience de la réalité de prise en charge de notre diocèse par nous-mêmes et la santé. Nous réiterons ici l’appel lancé par notre Pasteur en vue d’un travail plus communautaire et plus engagé pour des années à venir : « Malgré toute l’assistance extérieure par nos partenaires étrangers, il urge une nouvelle prise de conscience interne. Il faudrait plus miser présentement sur la prise en charge de notre Eglise locale par ses propres fidèles. La prise en charge de l’Eglise par ses propres fidèles est un devoir pour le peuple de Dieu de tous les temps en vue de la construction du royaume de Dieu. Faisons de cette urgence une affaire de tous sans observateurs passifs. Rappelons-nous cette invitation de Néhémie, après l’exil à Babylone, adressée à la conscience de ses frères juifs : « Vous voyez le malheur dans lequel nous sommes, parce que Jérusalem est dévastée et que ses portes sont incendiées. Allons rebâtir la muraille de Jérusalem et ne soyons plus une honte » (Ne 2, 17).» Mgr Nicolas DJOMO, Prenons en charge notre Eglise, Pastoralia 6, 2003 C’est par cette exhortation de notre évêque que nous concluons cette présentation, tout remerciant tous nos partenaires nationaux et internationaux, tous les amis de notre diocèse, tous les agents évangélisateurs ainsi que chacun de nos fidèles. ALLONS ENCORE PLUS LOIN !